Après le BAC, je voulais faire les beaux-arts, j’ai fait du Droit !

Après avoir obtenu ma maîtrise de droit public, j’ai épousé un militaire, pilote de surcroît (c’est un détail qui a son importance dans la suite des évènements…). Et grâce à l’armée, je suis revenue à mon premier objectif, la peinture. En effet, dans un premier temps, elle m’a permis de m’initier à l’aquarelle, puis m’a aidée à développer mon style, en me fournissant l’inspiration…

Tout d’abord, au fil de nos mutations, j’ai profité des clubs peinture du CSA (Club Sportif et Artistique de l’armée de l’air), à Orange, à Salon de Provence ou à Metz, pour apprendre à maîtriser l’eau, le pinceau et la couleur, en suivant les bons conseils des animateurs bénévoles, si dévoués.

Plus tard, et c’est là où le métier de pilote de chasse de mon mari intervient, je lui ai offert un cadeau original et très personnel, pour une occasion très particulière, en lui faisant un tableau le représentant, avec son casque et ses avions, ses insignes et ses grigris.

Il en a été très touché, et ce tableau l’a suivi dans chacun de ses bureaux, exposé à la vue de tous.

Et depuis, de visiteurs en admirateurs, de commandes en cadeaux, mon pinceau et moi avons donné naissance à une vingtaine de petits, suscitant souvent une vive émotion au destinataire, parfois même des larmes…

Lors du cinquantenaire de la Patrouille de France, j’ai eu l’honneur d’exposer une dizaine de ces tableaux sur la base de Salon de Provence.

A Metz plus récemment, l’armée me donnait une nouvelle fois l’occasion de me soutenir, en me permettant d’exposer des tableaux d’un autre genre, lors du centenaire des hélicoptères sur la base messine ainsi que lors du meeting de Phalsbourg.

Merci à toutes les personnes qui m'ont fait confiance.

Pendant notre séjour à Salon, je suis tombée amoureuse de toutes ces petites chapelles romanes qui pullulent dans la région et je n’ai eu de cesse de partir à leur recherche, entraînant mon mari à travers la campagne salonnaise, et de les coucher sur le papier.

Voilà comment, après avoir dévié de mon objectif premier, j’y suis revenue, grâce à toutes ces personnes que l’armée a mises sur mon chemin, et mon mari en tout premier lieu, bien sûr, lequel m’a toujours soutenue et encouragée…

Et devinez quoi ? Jeune fille, je disais que je n’épouserais jamais un militaire, et que je ne quitterais jamais Metz !…